macron

Un nouveau cadre exécutif et législatif est en place. Après un an de rebondissements électoraux, passons enfin aux actes. Que restera-t-il de ces 12 mois de campagne en termes de débats sur des projets de société ? La déroute des anciens partis de gouvernement sanctionne une incapacité à proposer de nouvelles visions du monde, des projets mobilisateurs, l'équivalent du film "Demain" en politique. Elle marque également l'échec d'une génération politique, gauche et droite, plus intéressée par le pouvoir ou l'argent que par l'intérêt général.

Et maintenant, qu'en sera-t-il de notre Utopie d'économie sociale et solidaire ? Que faire ?

A la différence de cette génération politique (qui s'est peu intéressée à l'espoir ESS ESS Qu'est-ce que l'Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
) nous devons porter haut et fort quelques convictions. C'est l'ambition du Labo de l'ESS avec son projet REVE. Notre conviction est qu'il faut partir des expérimentations territoriales pour construire les nouvelles politiques publiques. S'inspirer de ce qui marche : "bottom up", et non de conceptions technocratiques "top down". Notre conviction est qu'il faut les co-construire, ces politiques publiques, dans un nouveau rapport avec les citoyens et la société civile, dans de nouvelles alliances d'intérêt général. Notre conviction est que l'ESS peut jouer un rôle stratégique non exclusif dans ces transitions, si elle articule des valeurs, des statuts et des pratiques. Notre conviction est que le projet ESS sera crédible s'il propose des solutions concrètes et alternatives à quelques grands enjeux : transformer l'emploi et redonner du sens au travail, inventer des réponses coopératives et solidaires pour réussir la révolution digitale, réduire les fractures territoriales et entreprendre de nouvelles économies de proximité plus inclusives, donner pouvoir d'agir et place dans la société à une jeunesse tenue à l'écart...

Ensuite, le Labo de l'ESS entend dire "chiche" au Président de la République sur trois de ses préoccupations. En nommant Nicolas Hulot il met l'accent sur la transition écologique ET solidaire. Chiche ! Nous sommes prêts à promouvoir une transition énergétique citoyenne (coopératives d'énergies renouvelables), à organiser une éducation populaire à la sobriété énergétique, à faire changer d'échelle une économie circulaire économie circulaire Définition d'insertion… et à le faire toujours en lien avec les enjeux sociaux et solidaires, pour nous indissociables des problématiques écologiques : à travers les circuits courts Circuits Courts Définition du concept de circuits courts , les nouvelles formes d'emploi, la coopération des acteurs dans leur territoire... Ensuite l'innovation, chère au cœur d'Emmanuel Macron. Chiche ! Chiche de faire de l'innovation sociale une grande ambition nationale, à co-construire l'accélérateur d'innovations sociales annoncé pendant la campagne, à mettre en place un crédit d'impôt recherche en innovation sociale, à organiser une contractualisation entre l'Etat, les collectivites locales et l'ESS sur ces sujets. Enfin l'Europe dont on sent bien qu'elle est le vrai (le seul ?) ciment de ce gouvernement. Chiche ! Chiche que la France reprenne le leadership pour promouvoir l'ESS en Europe, comme elle l'avait fait à l'époque de Jacques Delors. Construire un axe franco-allemand sur quelques thèmes, réunir vite un Conseil des Ministres européens sur l'ESS, inscrire l'ESS dans la prochaine programmation de la Commission, réunir à Paris des États généraux européens de l'ESS... Les idées ne manquent pas, ce qui a manqué jusqu'ici, c'est la volonté politique.
Oui, les idées ne manquent pas. Le Conseil Supérieur de l'ESS a produit un très bon document proposant une stratégie cohérente et documentée de développement de l'ESS. Mettons le en chantier par un Pacte quinquenal.

Pour tout cela il faut maintenant un cadre et des moyens. Le cadre législatif, ce serait un groupe de travail parlementaire sur l'ESS à l'Assemblée ; le cadre exécutif, ce serait un secrétariat d'État à l'ESS ou équivalent, permettant de sortir de l'affichage pour entrer dans le dur d'un État stratège et animateur en ESS. Les moyens, ce serait faire en sorte que la Délégation Interministérielle, qui a fait du bon travail dans la précédente législature, voit ses équipes et budgets significativement renforcés.

Pour finir en souriant, faisons en sorte que dans les semaines à venir l'ESS soit ... en marche ! L'attente est forte.

Hugues Sibille
Président du Labo de l'ESS


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Le Printemps de l’Éducation est signataire de la lettre ouverte demandant la tenue d’États Généraux de l’Éducation qui a été rédigée par VersLeHaut, « think tank » dédié aux jeunes et à l’éducation.

Durant la campagne présidentielle, un appel aux candidats avait été lancé par 30 organismes et Emmanuel Macron avait donné un accord de principe quant à la tenue d’États Généraux.

Les dernières élections ayant eu lieu, la mobilisation pour que se tiennent ces États Généraux de l’Éducation va pouvoir être à nouveau relancée.

Nous vous demandons avec force d’organiser aussitôt que possible des États Généraux de l’Éducation, sur le modèle du Grenelle de l’Environnement de 2007. A travers ces États Généraux de l’Éducation, l’enjeu n’est pas d’apporter une réponse unique à tous les défis éducatifs – il n’y en n’a pas – mais de poser le cadre qui permettra aux familles, aux enseignants, aux éducateurs, aux pouvoirs publics, aux acteurs associatifs, aux fondations et aux entreprises de se mobiliser efficacement sur le terrain auprès des jeunes.

Tous les acteurs de l’éducation doivent être associés pour écrire ensemble cette « constitution éducative » pour la France, comme l’appelait de ses vœux Jean-Michel Blanquer, le nouveau ministre de l’Éducation. Tous ensemble, nous pourrions définir une feuille de route claire sur les grandes priorités de la prochaine décennie.

Plus d’infos …

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Le 15 juin 2017

Le ministre de l'Intérieur a fait connaître ses premières intentions en matière de politique migratoire, et nous déplorons qu'y manque l'engagement impératif de mettre un terme aux violences policières à l'encontre des migrants et réfugiés. De même, aucun mot n'a été prononcé pour annoncer la fin de l'intimidation à l'égard de citoyens ou associations, qui sur le terrain s'efforcent d'assurer accueil et solidarité à leur égard. Deux priorités qu'il faut d'urgence mettre en oeuvre au regard des situations qui prévalent à Paris, de nouveau à Calais, à la frontière franco-italienne, mais aussi ailleurs en France.

Pourtant, la situation actuelle le démontre implacablement : la gestion répressive des migrations internationales et le non-respect du droit d'asile qui prévalent dans la plupart des pays d'Europe, et en France en particulier, sont un échec effroyable. Tout d'abord parce que les guerres, les violations des droits humains, l'aggravation des inégalités et les catastrophes climatiques jettent un nombre incompressible de personnes sur les routes de l'exil, et aucune police au monde ne pourra jamais empêcher des jeunes de chercher à se construire un avenir, ou des familles de vouloir protéger leurs enfants. Ensuite parce que « tarir les flux d'arrivées », selon les mots mêmes du ministre, relève de l'illusion et du mensonge, que nous payons au prix fort : des milliers de vies perdues chaque année en Méditerranée ou sur les autoroutes d'Europe, des centaines de millions d'euros gaspillés tous les ans, d'insupportables souffrances humaines, mais aussi des territoires sous tension, des bénévoles et des citoyens choqués et épuisés… De tels choix politiques fracturent nos territoires, dressent les hommes et femmes les uns contre les autres et nourrissent le rejet de l'autre et le repli sur soi.

Nous, membres d'associations nationales, collectifs de migrants ou citoyens réunis dans des initiatives locales de solidarité avec eux, composons une grande partie de la « société civile » organisée, qui tous les jours sillonne le terrain pour pallier les manquements, l'aveuglement et l'inhumanité des politiques publiques. Nous avons vu des dizaines de milliers de personnes, ces derniers mois, s'engager, dans leurs quartiers ou dans leurs villages, pour témoigner de l'humanité la plus élémentaire : offrir réconfort et dignité à des personnes accablées par des parcours de souffrance et de danger, voyant leurs droits fondamentaux tout simplement niés par les autorités de l'État.

Face à ce qui constitue un véritable « état d'urgence », nous appelons les responsables politiques et administratifs à poser les vraies questions : notre conception de la justice admet-elle que des militants de solidarité soient harcelés, et jugés comme délinquants, ou que des distributions alimentaires soient interdites par arrêté municipal ? Les droits fondamentaux que nous aspirons à voir respectés à travers le monde sont-ils compatibles avec la détention de milliers de personnes qui ont pour seul tort d'avoir cherché à survivre et bâtir un avenir meilleur ? Nous qui construisons chaque jour une France solidaire et accueillante, nous appelons donc le Président de la République et le Premier ministre à convoquer d'urgence une conférence impliquant tous les acteurs, afin qu'émergent des politiques alternatives d'accueil et d'accès aux droits empreintes de solidarité et d'humanité.

Trouvez ici la liste des signataires.

L'appel demeure ouvert à signature des organisations et mouvements citoyens, à l'adresse contact@emmausinternational.org

Cette tribune est également parue dans Bastamag et sur Mediapart


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C'est un véritable coup de gueule que poussent près de 300 organisations et collectifs de la société civile, et non des moindres. Amnesty, Attac France, Emmaüs, la Ligue des droits de l'Homme, Médecins du monde, le Secours catholique, des collectifs locaux de La Chapelle (Paris) ou de la vallée de La Roya (Alpes-Maritimes), des syndicats (FSU, Solidaires)... critiquent la répression policière et les entraves préfectorales qui se multiplient contre les migrants et les Français qui leur apportent de l'aide. « Face à ce qui constitue un véritable "état d'urgence", nous appelons les responsables politiques et administratifs à poser les vraies questions : notre conception de la justice admet-elle que des militants de solidarité soient harcelés, et jugés comme délinquants, ou que des distributions alimentaires soient interdites par arrêté municipal ? », interpellent-elles. Voici leur appel.

Le ministre de l'Intérieur a fait connaître ses premières intentions en matière de politique migratoire, et nous déplorons qu'y manque l'engagement impératif de mettre un terme aux violences policières à l'encontre des migrants et réfugiés. De même, aucun mot n'a été prononcé pour annoncer la fin de l'intimidation à l'égard de citoyens ou associations, qui sur le terrain s'efforcent d'assurer accueil et solidarité à leur égard. Deux priorités qu'il faut d'urgence mettre en œuvre au regard des situations qui prévalent à Paris, de nouveau à Calais, à la frontière franco-italienne, mais aussi ailleurs en France.

Pourtant, la situation actuelle le démontre implacablement : la gestion répressive des migrations internationales et le non-respect du droit d'asile qui prévalent dans la plupart des pays d'Europe, et en France en particulier, sont un échec effroyable. Tout d'abord parce que les guerres, les violations des droits humains, l'aggravation des inégalités et les catastrophes climatiques jettent un nombre incompressible de personnes sur les routes de l'exil, et aucune police au monde ne pourra jamais empêcher des jeunes de chercher à se construire un avenir, ou des familles de vouloir protéger leurs enfants.

Ensuite parce que « tarir les flux d'arrivées », selon les mots mêmes du Ministre, relève de l'illusion et du mensonge, que nous payons au prix fort : des milliers de vies perdues chaque année en Méditerranée ou sur les autoroutes d'Europe, des centaines de millions d'euros gaspillés tous les ans, d'insupportables souffrances humaines, mais aussi des territoires sous tension, des bénévoles et des citoyens choqués et épuisés… De tels choix politiques fracturent nos territoires, dressent les hommes et femmes les uns contre les autres et nourrissent le rejet de l'autre et le repli sur soi.

Nous, membres d'associations nationales, collectifs de migrants ou citoyens réunis dans des initiatives locales de solidarité avec eux, composons une grande partie de la « société civile » organisée, qui tous les jours sillonne le terrain pour pallier les manquements, l'aveuglement et l'inhumanité des politiques publiques. Nous avons vu des dizaines de milliers de personnes, ces derniers mois, s'engager, dans leurs quartiers ou dans leurs villages, pour témoigner de l'humanité la plus élémentaire : offrir réconfort et dignité à des personnes accablées par des parcours de souffrance et de danger, voyant leurs droits fondamentaux tout simplement niés par les autorités de l'État.

Face à ce qui constitue un véritable « état d'urgence », nous appelons les responsables politiques et administratifs à poser les vraies questions : notre conception de la justice admet-elle que des militants de solidarité soient harcelés, et jugés comme délinquants, ou que des distributions alimentaires soient interdites par arrêté municipal ? Les droits fondamentaux que nous aspirons à voir respectés à travers le monde sont-ils compatibles avec la détention de milliers de personnes qui ont pour seul tort d'avoir cherché à survivre et bâtir un avenir meilleur ?

Nous qui construisons chaque jour une France solidaire et accueillante, nous appelons donc le Président de la République et le Premier Ministre à convoquer d'urgence une conférence impliquant tous les acteurs, afin qu'émergent des politiques alternatives d'accueil et d'accès aux droits empreintes de solidarité et d'humanité.

D'après l'article publié le 15 juin 2017 sur Basta !

Photo : Domaine Public, Freedom House.


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Sursaut_citoyen

Plus de 200 organisations, des très connues à des micro-collectifs dans des villages, lancent un appel public inter-associatif à Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Gérard Collomb pour que le gouvernement change radicalement sa politique migratoire. Elles réclament l’organisation d’une conférence nationale d’urgence pour qu’émergent des politiques alternatives d’accueil.

Le ministre de l’intérieur a fait connaître ses premières intentions en matière de politique migratoire, et nous déplorons qu’il y manque l’engagement impératif de mettre un terme aux violences policières à l’encontre des migrants et réfugiés. De même, aucun mot n’a été prononcé pour annoncer la fin de l’intimidation à l’égard de citoyens ou associations, qui sur le terrain s’efforcent d’assurer accueil et solidarité à leur égard. Deux priorités qu’il faut d’urgence mettre en œuvre au regard des situations qui prévalent à Paris, de nouveau à Calais, à la frontière franco-italienne, mais aussi ailleurs en France.

Pourtant, la situation actuelle le démontre implacablement : la gestion répressive des migrations internationales et le non-respect du droit d’asile qui prévalent dans la plupart des pays d’Europe, et en France en particulier, sont un échec effroyable. Tout d’abord parce que les guerres, les violations des droits humains, l’aggravation des inégalités et les catastrophes climatiques jettent un nombre incompressible de personnes sur les routes de l’exil, et aucune police au monde ne pourra jamais empêcher des jeunes de chercher à se construire un avenir, ou des familles de vouloir protéger leurs enfants. Ensuite parce que « tarir les flux d’arrivées », selon les mots mêmes du Ministre, relève de l’illusion et du mensonge, que nous payons au prix fort : des milliers de vies perdues chaque année en Méditerranée ou sur les autoroutes d’Europe, des centaines de millions d’euros gaspillés tous les ans, d’insupportables souffrances humaines, mais aussi des territoires sous tension, des bénévoles et des citoyens choqués et épuisés… De tels choix politiques fracturent nos territoires, dressent les hommes et femmes les uns contre les autres et nourrissent le rejet de l’autre et le repli sur soi.

Nous, membres d’associations nationales, collectifs de migrants ou citoyens réunis dans des initiatives locales de solidarité avec eux, composons une grande partie de la « société civile » organisée, qui tous les jours sillonne le terrain pour pallier les manquements, l’aveuglement et l’inhumanité des politiques publiques. Nous avons vu des dizaines de milliers de personnes, ces derniers mois, s’engager, dans leurs quartiers ou dans leurs villages, pour témoigner de l’humanité la plus élémentaire : offrir réconfort et dignité à des personnes accablées par des parcours de souffrance et de danger, voyant leurs droits fondamentaux tout simplement niés par les autorités de l’État.

Face à ce qui constitue un véritable « état d’urgence », nous appelons les responsables politiques et administratifs à poser les vraies questions : notre conception de la justice admet-elle que des militants de solidarité soient harcelés, et jugés comme délinquants, ou que des distributions alimentaires soient interdites par arrêté municipal ? Les droits fondamentaux que nous aspirons à voir respectés à travers le monde sont-ils compatibles avec la détention de milliers de personnes qui ont pour seul tort d’avoir cherché à survivre et bâtir un avenir meilleur ?

Nous qui construisons chaque jour une France solidaire et accueillante, nous appelons donc le Président de la République et le Premier Ministre à convoquer d’urgence une conférence impliquant tous les acteurs, afin qu’émergent des politiques alternatives d’accueil et d’accès aux droits empreintes de solidarité et d’humanité.

L’appel demeure ouvert à signature des organisations et collectifs, à l’adressecontact@emmaus-international.org

La carte collaborative du Sursaut citoyen recense les collectifs et groupements de citoyens engagés pour l’accueil et l’accompagnement des migrants en France.

Retrouvez les signataires sur :

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Monsieur le Président,

À l'occasion de votre visite officielle au Maroc, mercredi 14 et jeudi 15 juin 2017, nous souhaitons attirer votre attention sur deux questions urgentes auxquelles ce pays est confronté : d'une part, la situation de réfugiés syriens bloqués à la frontière algéro-marocaine ; d'autre part, la répression dont est victime le mouvement social pacifique dans la région du Rif, dans le nord du pays.

« Non-assistance à personnes en danger »

Depuis le 17 avril, des familles de réfugiés syriens sont bloquées dans une zone frontalière, près de la ville de Figuig, dans des conditions extrêmement difficiles, sous un soleil de plomb la journée et soumis à des attaques de serpents et de scorpions la nuit. Une jeune femme a accouché dehors, fin mai, sans assistance médicale, au péril de sa vie. Si certaines personnes semblent avoir quitté la zone, nous vous alertons sur les arrestations qui ont suivi et sur le renvoi de certaines personnes dans la zone frontalière, y compris une fois leur inscription faite auprès du bureau marocain du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) – ce qui constitue un cas flagrant de refoulement.
Les autorités des deux pays passent aujourd'hui leur temps à se renvoyer la responsabilité, sans venir en aide à ces réfugiés, sans eau, ni nourriture, ni soins médicaux. Les médias en France, en Algérie et au Maroc se sont fait l'écho de cette situation, qui est dénoncée par des organisations internationales et françaises et par les deux sociétés civiles algérienne et marocaine, ainsi que par les associations de l'émigration maghrébine en France.

Le HCR est dans l'impossibilité de faire évoluer les choses favorablement. Le Maroc et l'Algérie sont pourtant signataires de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés. En abandonnant depuis plus de sept semaines ces personnes à leur sort, ces États se rendent coupables de non-assistance à personnes en danger.
Cette situation dramatique n'a que trop duré, et ce au mépris des plus élémentaires droits humains. Nous, associations signataires, considérons que ces réfugiés sont non seulement victimes d'une guerre civile atroce, mais se retrouvent face à un cynisme d'État qui les dépasse. Il est urgent que cesse ce drame inqualifiable et que ces réfugiés puissent être accueillis dans le respect de la Convention de Genève.

« Atteintes aux libertés fondamentales »

Depuis le 26 mai, une vague de répression, accompagnée d'arrestations massives, s'est abattue sur la ville d'Al-Hoceima, dans le nord du Maroc, puis s'est étendue à d'autres agglomérations du Rif. Ces derniers jours, l'élan de solidarité et de contestation touche toutes les régions du Maroc, où des manifestations pacifiques sont dispersées voire empêchées avec violence. Ce mouvement populaire est né à la suite du décès de Mouhcine Fikri, mort atrocement broyé dans une benne, le 28 octobre 2016, alors qu'il tentait de sauver sa marchandise confisquée et jetée arbitrairement par la police dans un camion-poubelle.

Le mouvement pacifique de protestation n'a pas cessé depuis cette date, exigeant que toute la lumière soit faite sur les responsabilités de ce drame, puis s'élargissant à un cahier revendicatif à caractère économique, social et culturel pour mettre fin à la marginalisation et à la stigmatisation de cette région. Le gouvernement marocain a répondu par le refus de tout dialogue avec les représentants de ce mouvement, et a même poursuivi et arrêté ses leaders avec plusieurs chefs d'inculpation – dont celui d'« atteinte à la sécurité intérieure de l'État ».

La France, pays de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, ne peut rester spectatrice de ce déni de droit à l'expression pacifique des populations du Nord comme de celles d'autres régions du Maroc. Monsieur le Président, votre visite au Maroc peut être une occasion de faire part aux plus hautes autorités de cet État des inquiétudes et préoccupations quant aux atteintes aux libertés fondamentales et au manque de respect des conventions internationales.

Appel publié dans Le Monde, le 14 juin 2017.

Signataires

Personnalités

Jean-Claude Amara, président de Droits devant ; Brigitte Bardet-Allal, professeure de lettres ; Souhayer Belhassen, présidente d'honneur de la FIDH ; Jean Bellanger, syndicaliste et président d'EVTC ; Raja Ben Slama, essayiste et universitaire ; Sophie Bessis, historienne ; Rony Brauman, médecin et essayiste ; Khémaies Chammari, ancien vice-président et secrétaire général de la FIDH, ancien ambassadeur de la Tunisie auprès de l'Unesco ; Khadija Chérif, universitaire ; Alice Cherki, psychiatre et essayiste ; Ahmed Dahmani, économiste ; Bernard Dreano, président d'AEC ; Mohsen Dridi, auteur de L'Immigration de A à Z ; Jacques Fath, ancien responsable politique ; Jacques Gaillot, évêque ; Mohammed Harbi, historien ; Ahmed Henni, économiste ; Kamel Jendoubi, militant des droits humains et ancien ministre tunisien ; Aïssa Kadri, sociologue ; Abdellatif Laabi, poète ; Latifa Lakhdar, professeure d'université et ancienne ministre tunisienne ; Gilles Lemaire, militant politique ; Gilles Manceron, historien ; Farouk Mardam Bey, essayiste et éditeur ; Gustave Massiah, économiste ; Gilbert Meynier, historien ; Bernard Ravenel, historien ; Brahim Senouci, écrivain ; Taoufiq Tahani, universitaire ; Khaoula Taleb-Ibrahimi, linguiste et professeure d'université.

Organisations signataires

Association pour la taxation des transactions financière et pour l'action citoyenne (Attac), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Marocains en France (AMF) ; Plateforme euro-marocaine Migration, développement, citoyenneté et démocratie (MDCD) ; Fédération des Amis de Figuig ; Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA) ; Immigration Développement Démocratie (IDD) ; Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR) ; Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT) ; Association Na'oura-Belgique ; Collectif 3C ; Cedetim ; Initiatives pour un autre monde (IPAM) ; No Vox International ; APEL-Egalité ; Collectif international des sans-papiers migrants (CISPM) ; Droits ici et là-bas (DIEL) ; Massira (collectif citoyen de soutien aux luttes sociales et démocratiques en Algérie) ; Droits devant ; Centre euro-méditerranéen migration et développement (Emcemo) ; Partenia 2000 ; Mouvement national Le Cri ; Ensemble Vivre Travailler et Coopérer (EVTC) ; Mouvement contre le racisme et l'amitié entre les peuples (MRAP) ; Syndicat Solidaires .


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Attac a décidé de se mobiliser pour une réforme du droit du travail qui renforce la protection des travailleuses et des travailleurs et simplifie réellement le droit du travail, à rebours de la feuille de route gouvernementale récemment annoncée. Cette nouvelle réforme Macron-Pénicaud risque en effet d'aller beaucoup plus loin encore dans la logique néolibérale que la loi El Khomri combattue l'an dernier. De surcroît, le gouvernement veut aller vite et boucler ce dossier avant la fin de l'été, en procédant par ordonnances.

Certes, le projet du gouvernement n'est pas encore connu officiellement. Et la ministre du travail affirme qu'il fera l'objet d'une « co-construction » avec tous les acteurs sociaux. Pourtant, le document fuité par Libération le 7 juin dernier, qui donne à voir les premières intentions du cabinet ministériel, doit d'ores et déjà nous alerter. Ses prémisses idéologiques sont claires : « il est faux de dire que les normes protègent », affirme-t-il, pour appeler aussitôt à une « évolution radicale [du droit du travail] pour créer une meilleure fluidité du marché du travail » ! Assouplir le code du travail pour favoriser l'emploi : l'argument a été ressassé l'an dernier. Il était faux, il le reste aujourd'hui : aucune étude n'a jamais permis de démontrer un tel lien, le FMI ayant lui-même conclu que « la réglementation du marché du travail n'a pas d'effets statistiquement significatifs sur la productivité » [1]

Le document fuité par Libération indique également un intérêt prononcé du ministère pour une extension quasi illimitée du domaine des négociations dans l'entreprise. Il s'agirait d'étendre très largement le champ des dérogations possibles à la hiérarchie des normes, y compris dans des domaines où il n'en a jamais été question jusqu'ici : le contrat de travail, la durée du travail, la santé et la sécurité, le salaire et l'emploi.

La hiérarchie des normes est un principe juridique qui, en droit du travail, implique qu'un accord d'entreprise ne peut qu'être plus favorable aux salarié·e·s qu'un accord de branche, qui lui-même ne peut qu'être plus favorable que la loi. Le code du travail spécifie donc un ensemble de garanties minimales pour les salarié·e·s, destinées à les protéger en raison du caractère asymétrique de la relation de travail, qui implique que des personnes, les travailleurs/euses salarié·e·s, soient placées, pour un temps non négligeable, sous l'autorité d'autres personnes (les employeurs). La hiérarchie des normes est articulée à un autre principe fondamental en droit du travail, le principe de faveur, selon lequel en cas de conflit de norme, c'est la plus favorable au salarié qui doit s'appliquer. Il s'agit de favoriser la protection des salarié·e·s. Principe humaniste, donc, qui veut que la société doive viser le développement du bien-être de tou·te·s ses membres. Remettre en cause, pour la plupart des domaines du droit du travail, la hiérarchie des normes et, partant, le principe de faveur, c'est rien moins que modifier la finalité de celui-ci : non plus favoriser la protection des salarié·e·s, mais au contraire, la toute-puissance de l'employeur et de la logique du profit, pour lesquels les droits et les libertés des femmes et des hommes au travail ne seraient plus que des variables d'ajustement.

Il serait donc question désormais de renvoyer à la négociation d'entreprise les domaines évoqués. Aujourd'hui la négociation des salaires au niveau des branches professionnelles permet d'égaliser les conditions de concurrence au sein d'une même branche, redescendre la négociation au niveau de l'entreprise reviendra à détruire le salaire minimum des branches et à faire place au dumping social. Avec à la clé une vraie baisse du pouvoir d'achat des salarié·e·s et une forte augmentation de la précarité.

De même, ouvrir la négociation d'entreprise aux domaines de la santé et de la sécurité au travail, en mettant dans la balance des outils efficaces et pertinents comme le droit d'alerte ou le droit de retrait face à un danger grave et imminent, ce serait démontrer un mépris souverain pour la prévention des risques professionnels, mais surtout mettre en place les conditions pour que se multiplient les accidents du travail, maladies professionnelles et autres atteintes à la santé du fait et à l'occasion du travail. La disparition de la spécificité des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), avec le projet de fusion des instances représentatives du personnel, irait du reste dans le même sens. Soulignons que fusionner les instances revient non seulement à réduire le nombre de représentant·e·s, mais aussi à éloigner encore plus représentant·e·s du personnel et salarié·e·s, là où l'enjeu est au contraire, face aux nouvelles organisations du travail, de développer leur proximité pour mieux prendre en compte le travail réel.

Quant à la possibilité donnée à l'employeur de mettre en place un référendum à sa seule initiative, elle ne reviendrait qu'à contourner les organisations syndicales récalcitrantes, même majoritaires, c'est-à-dire à porter un coup fatal à la démocratie sociale ! De telles mesures ne pourraient aboutir qu'à affaiblir les organisations syndicales et les instances représentatives du personnel et renforcer le pouvoir des employeurs. Pouvoir qui confinerait à la toute-puissance, façon 19e siècle industriel, s'il était donné une suite favorable à la proposition de plafonner les dommages et intérêts versés par les prud'hommes aux salarié·e·s en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse : comment en effet mieux encourager les licenciements abusifs ? Syndicalistes, lanceurs d'alerte ou simples salarié·e·s récalcitrants… n'auront qu'à bien se tenir ! N'oublions pas, pour finir, la révision à la baisse des protections des salarié·e·s en cas de licenciement économique, que le gouvernement semble vouloir là encore promouvoir.

Ces atteintes aux droits toucheront tous les travailleurs/euses, et en premier les plus fragiles et les moins organisés (travailleurs/se des PME sans syndicats, femmes, précaires en CDD et à temps partiel, migrant·e.s, jeunes, séniors, etc.).

Attac se mobilisera pour que prévale une autre logique, celle des droits et des libertés individuelles et collectives.

[1] FMI, « Perspective de l'économie mondiale 2015 »


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Lors d'une première rencontre avec le Président de la république, les ONG françaises ont demandé à Emmanuel Macron de faire de la France un pays exemplaire de la transition climatique, en prenant des mesures concrètes dès le début du quinquennat. Cette réunion faisait suite à la décision de Donald Trump de désengager les États-Unis de l'Accord de Paris. Une nouvelle rencontre entre les associations et le Président de la République est prévue fin juillet 2017.

Réaction de Morgane Créach, directrice du Réseau Action Climat : "Le Président de la République a annoncé vouloir aller vite et plus loin dans la lutte contre les changements climatiques et publier à cet effet une feuille de route du Gouvernement, d'ici 15 jours, validée en Conseil des ministres. Nous serons vigilants à ce que les chantiers essentiels de la lutte contre les changements climatiques y figurent : les transports, la rénovation des logements, la fiscalité, l'agriculture et l'alimentation, la transition vers les renouvelables. Nous appelons par ailleurs le Président de la République à ouvrir les États généraux de l'agriculture et de l'alimentation aux sujets de l'environnement, du climat et de la santé, ces deux secteurs étant responsables de près d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre de la France".

Réaction de Claire Fehrenbach, directrice générale d'Oxfam France : "Le Président de la République s'est engagé à enfin instaurer la taxe sur les transactions financières (TTF) européenne dans les semaines qui viennent. C'est une annonce très positive après des années de discussion. Nous souhaitons que l'accord soit trouvé rapidement ; les conditions sont plus que réunies. Il est nécessaire qu'Emmanuel Macron affirme son leadership en dédiant les recettes de cette taxe à la solidarité internationale et au climat. Pour cela, nous attendons qu'il convoque un sommet avec ses homologues et qu'une affectation ambitieuse des recettes de la TTF soit actée sans plus tarder".

Réaction de Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : "Nous attendons des actions concrètes, qui répondent aux besoins quotidiens des Français, que ce soit en matière de mobilité, avec une fiscalité qui incite à se déplacer et à transporter moins, mieux et autrement, ou en matière d'alimentation avec des Etats Généraux de l'Agriculture qui permettent de rendre accessible à tous une alimentation plus durable et saine".

Réaction de Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France : "Les beaux discours et les effets de communication, qu'ils soient adressés à la communauté internationale ou aux ONG, ne suffiront pas longtemps. Nous attendons maintenant des mesures concrètes dans les toutes prochaines semaines pour que la France rattrape enfin son retard dans la mise en œuvre de sa transition énergétique. Le leadership international de la France sur le climat dépendra avant tout de son exemplarité nationale sur la transition énergétique. Emmanuel Macron et son gouvernement doivent passer aux actes : mettre fin à l'entêtement d'EDF dans le nucléaire pour libérer le développement des énergies renouvelables, stopper tout projet climaticide tel que celui de la construction d'un aéroport à Notre-Dames-des-Landes, sortir de notre dépendance aux énergies fossiles et arrêter les projets d'exploration pétrolière impactant le territoire français".

Réaction de Benoit Hartmann, directeur général du CLER - Réseau pour la transition énergétique : "Nous sommes contents de voir réaffirmé par le Président de la République l'objectif d'éradication des passoires thermiques, qui concernent 3 millions de foyers en France. Nous devons aller plus vite sur les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables, en attendant que le gouvernement fédéral des États-Unis revienne à la raison. Qui aurait pu deviner que D. Trump soit aussi fédérateur sur le climat ?".

Contact presse : Simon Coquillaud, responsable Information et communication au Réseau Action Climat - simon@rac-f.org - +33 6 66 28 95 06


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À peine élu, Emmanuel Macron a demandé le report de la discussion européenne sur la taxe sur les transactions financières (TTF) pour donner des gages aux banques françaises. Cette taxe permettrait pourtant de lutter contre la spéculation, à l'origine des crises financières, et de lutter contre le réchauffement climatique dans les pays du Sud.

Avec la majorité des citoyens, nous refusons que la TTF soit sacrifiée sur l'autel de la finance. Nous lançons cet appel à actions pour enjoindre le nouveau président à entériner l'accord européen. Vous pouvez vous engager en signant l'appel et en le diffusant largement autour de vous.

La discussion sur l'adoption de la taxation des transactions financières (TTF) a été retirée de l'ordre du jour de la dernière réunion des ministres des finances de l'UE (ECOFIN) du 22 mai, à la demande de la France.

M. Macron, lors de la campagne présidentielle, vous refusiez l'étiquette d'ancien banquier et de candidat de la finance. A peine élu, vous offrez pourtant une nouvelle victoire aux grandes banques, vent debout contre une mesure dont l'objectif est de lutter contre la spéculation au cœur de leur activité.

Nous déplorons vivement cette obstruction qui saborde le résultat de plus de trois années de négociations, alors que l'un de vos objectifs déclarés est de renforcer la coopération européenne.

L'accord était en vue pour l'adoption du projet de directive sur la TTF, négocié dans le cadre d'une coopération renforcée entre dix pays européens, dont l‘Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Ce projet est soutenu par la plupart des ONG ainsi que par la majorité des citoyens européens, comme le montrent les enquêtes.

Outre la lutte contre la spéculation, cette taxe doit contribuer au financement de la transition énergétique. L'ancien président Hollande avait proposé que les revenus tirés de cette taxe, estimés à environ 35 milliards d'euros, soient en partie utilisés pour abonder le Fonds vert, destiné à aider les pays du Sud à lutter contre le réchauffement climatique dont ils sont les principales victimes.

Voulant profiter du Brexit, les places financières de Paris et Francfort cherchent à prendre des parts de marché à la City britannique. Une de leurs armes, dans la bataille pour tirer parti du Brexit, est d'organiser un véritable dumping fiscal, au profit des grandes banques. M.Macron, en faisant échouer le projet de TTF, vous tomberiez clairement le masque d'un président au service de l'industrie financière, et non de l'intérêt général.

Avec la majorité des citoyens européens en faveur de la TTF, nous refusons que soient sacrifiées sur l'autel de la finance, d'une part, la lutte contre la spéculation, à l'origine des crises financières, et d'autre part, la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays du Sud.

Mardi 6 juin, vous avez fait part aux ONG climat, de votre volonté de revenir sur votre décision et vous êtes engagé à mettre en place la TTF européenne d'ici la fin de l'été.

Nous demandons que vous transformiez vos paroles en acte en adoptant l'accord préparé par l'Autriche, lors du prochain sommet européen ECOFIN au mois de juillet.

Nous ne voulons pas d'une TTF au rabais !

Dominique Plihon, porte-parole d'Attac France et Peter Wahl, cofondateur d'Attac Allemagne

Signez l'appel !

9872 personnes se sont engagées !

Prochain objectif : 25000 signataires.

39.49%

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Dans un texte commun publié sur Mediapart, des représentant-e-s d'associations, dont le Réseau Action Climat, estiment que la France doit prendre des décisions et actes concrets, suite au retrait des Etats-Unis de l'Accord de Paris, la France.


La décision de Donald Trump de désengager les États-Unis de l'Accord de Paris est un contre-sens de l'Histoire, une insulte à toutes celles et ceux qui affrontent déjà les impacts des dérèglements climatiques. Faut-il rappeler que 2016 fut l'année la plus chaude jamais enregistrée ? Les impacts des dérèglements climatiques se font chaque jour plus forts et plus visibles, partout dans le monde et notamment dans les pays les plus pauvres. Les États-Unis eux-mêmes ne sont pas épargnés par les sécheresses à répétition, la multiplication des feux de forêts, l'intensification des ouragans, ou l'érosion des côtes.

Par cette décision, le Président américain tourne le dos au monde entier et aux citoyen.ne.s américain.e.s, dont l'intérêt n'était pas de sortir de l'Accord. En réalité, Trump a fait le choix de soutenir l'industrie fossile américaine dans son funeste projet : repousser toujours plus loin et plus profond les frontières de l'extraction de charbon, de gaz et de pétrole, totalement incompatible avec l'Accord de Paris.

La seule réponse possible est donc de procéder à l'exact inverse. Autrement dit, au nom de notre intérêt et de notre devenir communs, d'assumer des politiques qui se heurtent frontalement aux intérêts de l'industrie fossile, comme aux fausses solutions, telle que le nucléaire et le captage et stockage de carbone (CCS).

(...)
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Donald Trump vient d'annoncer qu'il tournait le dos à la lutte contre les changements climatiques en sortant de l'accord de Paris sur le climat. Il cède ainsi aux lobbies des énergies fossiles, au détriment des intérêts d'une large majorité des citoyens, des villes, des états et de l'économie des États-Unis mais aussi des populations les plus vulnérables aux impacts du changement climatique. Cette décision, annoncée à demi-mot à l'issue du G7, ne remet pas en question l'urgence climatique : plus que jamais, c'est aux pays fortement émetteurs de gaz à effet de serre de prendre les devants pour respecter les engagements de la COP21 en accélérant la transition écologique et en faisant preuve d'une solidarité accrue envers les pays en développement.

Notre réaction avec d'autres organisations environnementales

Réaction de Célia Gautier, du Réseau Action Climat : "La décision de Donald Trump est un grave recul. Pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris et en préserver la crédibilité, les autres gouvernements, en particulier ceux des pays fortement émetteurs de l'Union européenne comme la France, doivent montrer qu'ils redoubleront d'efforts pour respecter les engagements de la COP21. Ils ont l'occasion de le faire lors du Sommet Europe-Chine qui a lieu actuellement à Bruxelles et lors du G20 en Allemagne, les 7 et 8 juillet. Nous saluons l'engagement du Président de rester mobilisé sur l'application de l'accord de Paris et l'incitons en conséquence à agir dès maintenant dans notre pays pour revoir l'ensemble des politiques qui aujourd'hui encore sont nuisibles au climat : fiscalité, transport, production énergétique, agriculture et alimentation, habitat. Par ailleurs, plus que jamais, notre pays devra tenir les promesses financières faites aux pays les plus touchés par les impacts des changements climatiques".

Réaction d'Armelle Le Comte, d'Oxfam France : "Cédant aux lobbies des fossiles, le président climato-sceptique Trump décrédibilise et isole les États-Unis sur la scène internationale en prenant une décision honteuse et irresponsable. Alors que le changement climatique risque de faire basculer 100 millions de personnes dans la pauvreté d'ici à 2030, et impacte déjà des millions d'autres, la sortie des États-Unis de l'accord de Paris traduit l'égoïsme des puissants au mépris de leur population et de la paix dans le monde. Les autres Etats doivent rester mobilisés pour réduire durablement leurs émissions et aider les plus vulnérables à s'adapter au changement climatique. La France, en particulier doit faire preuve d'exemplarité en augmentant les fonds pour ces pays et en soutenant d'ici l'été, la mise en place de la taxe européenne sur les transactions financières".

Réaction de Lucie Pinson, des Amis de la Terre : "Désormais, il n'y a plus de place aux doutes. Les banques françaises, qui se sont engagées à respecter l'accord de Paris, doivent prendre acte de la décision de Donald Trump : elles doivent s'engager clairement à ne pas financer les projets fossiles auxquels l'administration états-unienne va dérouler le tapis rouge. Il s'agit, en priorité, de la construction des terminaux de gaz de schiste Rio Grande LNG et Texas LNG dans lesquels sont impliquées Bnp paribas et Société générale mais également des oléoducs Keystone XL et Trans Mountain. Crédit agricole s'est engagé à ne pas financer le premier mais seule l'exclusion de Transcanada de ses financements garantira l'absence de soutiens au projet. En France, les projets de terminaux gaziers doivent également être gelés car ils constitueraient une porte d'entrée à l'arrivée de bateaux chargés en gaz de schiste en provenance des USA. La décision de Donald Trump force chacun à se positionner et à accepter ou non d'être complice d'une course vers le chaos climatique".

Réaction de Philippe Jahshan, de Coordination SUD, plateforme des ONG françaises de solidarité internationale : "On n'est jamais à l'abri de la bêtise ! Être à rebours de l'histoire est un droit, mais quand on est à la tête de la première puissance mondiale, en faire usage est irresponsable. Donald Trump devra assumer devant les peuples du monde cette décision, et devant l'histoire. Les Objectifs universels du développement durable (ODD), adoptés par les Nations Unies en 2015, fixent un cap de développement ambitieux d'ici à 2030. Cette feuille de route ne pourra se réaliser sans lutter efficacement contre les changements climatiques. Il est désormais urgent que cet acte indigne demeure isolé. Nous en appelons à la France et à la communauté internationale à redoubler leurs efforts pour l'accentuation des engagements de la COP21 et la mise en œuvre des ODD".

Réaction de Fanny Petitbon, de CARE France : "Dix jours après la fin des négociations climatiques à Bonn où la grande majorité des pays a rappelé l'urgence de mettre en œuvre l'accord de Paris, la décision de Donald Trump est consternante. Nous allons tou-te-s être affecté-e-s par ce retour en arrière, et en particulier les populations les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre qui vont en subir les impacts de plein fouet. Rester sous la barre des +1,5°C de réchauffement climatique est pourtant littéralement une question de survie pour les populations les plus vulnérables, notamment celles des petits États insulaires, comme les Fidji, qui présideront la prochaine COP. Les États doivent, sans attendre, faire preuve de solidarité et soutenir des solutions au changement climatique qui respectent les droits humains".

Réaction de Peggy Pascal, d'Action Contre la Faim : "La décision de Donald Trump va contre le sens de l'Histoire et frappe avant tout les populations les plus pauvres, déjà durement touchées par la faim et les guerres à travers le monde. Le changement climatique accentue tragiquement cette situation, menaçant la sécurité alimentaire et nutritionnelle de plus de 795 millions de personnes, qui pourraient être 600 millions de plus d'ici à 2080 particulièrement avec la réduction concomitante des budgets d'aide au développement. Sortir de l'accord de Paris revient à mettre en péril la vie de dizaine de millions de personnes dans les années qui viennent".

Réaction de Samuel Leré, de la Fondation pour la Nature et l'Homme : "En niant la réalité scientifique et la responsabilité de l'humanité sur le changement climatique, Donald Trump réalise un acte stupide et criminel qui va à rebours du sens de l'Histoire. L'Union européenne (UE) doit se montrer à la hauteur en rehaussant ses engagements climatiques et en retrouvant son leadership sur la scène internationale. Plus que jamais, l'UE doit faire de sa politique commerciale un levier pour accélérer la transition écologique, d'abord en arrêtant de négocier des accords commerciaux climaticides comme le TAFTA, ensuite en interdisant l'importation de charbon et d'hydrocarbures américains".

Réaction de Maxime Combes, d'ATTAC France : "La décision de la Maison-Blanche, véritable bras d'honneur aux populations qui supportent d'ores et déjà les conséquences des dérèglements climatiques, place les États-Unis en pôle position pour être un jour condamnés d'écocide et de crime contre l'humanité. Cette décision illustre les faiblesses intrinsèques de l'accord de Paris qui, en plus d'objectifs climatiques insuffisants, ne donne aucun pouvoir légal aux institutions internationales, aux États et aux citoyens pour poursuivre les États voyous (dont la Russie est un autre exemple), là où la Banque mondiale, le FMI et l'OMC disposent de règles contraignantes et de mécanismes de sanction pour maintenir un statu quo économique et financier insoutenable. C'est à cette dichotomie injustifiable entre commerce et climat qu'il faut désormais s'attaquer d'urgence".

Réaction de Nicolas Haeringer, de 350.org : "Dans la séquence qu'ouvre le retrait des États-Unis de l'accord de Paris, la France doit faire preuve d'exemplarité, de fermeté et de solidarité. Emmanuel Macron doit ainsi geler le développement de tout nouveau projet fossile - les permis d'exploration comme d'exploitation, bien sûr, mais aussi les infrastructures vouées à l'importation d'hydrocarbures vers la France".


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Sous la férule de l’oligarchie par Henri Sterdyniak, des Économistes Atterrés.
L’élection présidentielle de 2017 laisse un goût amer. Se sont affrontées au second tour deux conceptions inacceptables de l’évolution de notre société. D’un côté, le Front national qui veut détourner sur les immigrés les difficultés des victimes du capitalisme mondialisé. De l’autre, Emmanuel Macron, le symbole même de l’alliance entre la technocratie étatique et l’oligarchie financière. Son programme vise à imposer les réformes que demandent les classes dirigeantes : réécriture du droit du travail par ordonnances, baisse des impôts sur les revenus du capital, suppression de l’ISF, réduction des dépenses publiques, mise en cause de l’autonomie financière des communes, allègement de la régulation bancaire et des normes écologiques. La suppression des cotisations chômage des salariés, financée par les retraités, permettra d’expulser les syndicats de la gestion de l’assurance-chômage, de diminuer les allocations et, sous prétexte d’un meilleur contrôle, d’imposer aux chômeurs de se concurrencer pour des emplois sous-payés. La France s’engagera encore plus dans la stratégie européenne « austérité budgétaire/réformes structurelles », qui a échoué.

DES RÉFORMES QUE REFUSENT LES FRANÇAIS
Le nouveau discours dominant vante les jeunes entreprises innovantes sans s’interroger sur l’intérêt social ou écologique des prétendues innovations. Les préoccupations écologiques passeront au second plan derrière le choix de laisser les coudées franches aux chefs d’entreprise. Cette élection a mis en évidence les défauts de nos institutions bonapartistes. Avec 18 % des inscrits (score du premier tour) dont la moitié déclarent avoir voté pour lui sans adhérer à son programme, Emmanuel Macron et la technocratie vont pouvoir engager des réformes que refusent la majorité des Français. La stratégie alternative – s’engager résolument dans la transition écologique et sociale, donner plus de pouvoir aux citoyens et aux salariés – n’a pas réussi à émerger politiquement avec assez d’unité et de force. Ce sont les mouvements sociaux qui devront la promouvoir dans les années à venir par la mobilisation dans des combats syndicaux (défendre le droit du travail, exiger la participation des salariés aux choix de leurs entreprises…), économiques (boycotter les entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale et les banques qui financent la spéculation…), sociaux (défendre la protection sociale, réclamer un revenu minimum garanti…), écologiques (organiser la transition énergétique, développer de nouveaux modes de production et de consommation, exiger des produits sobres et durables…) et citoyens (développer la démocratie participative…).

Henri Sterdyniak,
des Économistes Atterrés

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Le casse-tête des rythmes scolaires n’a sans doute pas fini de donner mal au crâne aux parents d’élèves. Dès cet été, les communes qui le souhaitent pourront revenir à la semaine de quatre jours, comme avant la réforme Peillon.

Quatre jours ou quatre jours et demi ? La semaine des écoliers pourra encore changer à la rentrée prochaine. Le président élu dimanche Emmanuel Macron entend revenir sur la réforme des rythmes scolaires. Chaque commune pourra décider de son organisation après concertation avec les écoles. Elles auront jusqu’en 2019 pour faire connaître leur choix. Emmanuel Macron veut faire vite. Le décret sera publiable dès cet été.

Lire la suite de l’article sur le site de France Info

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Emmanuel Macron sera le Président en charge de soumettre le CETA à la ratification française. Le collectif Stop TAFTA et CETA rappelle qu'une consultation impliquant réellement les citoyen-ne-s est un impératif démocratique et lance, en amont des élections législatives, de nouveaux outils de mobilisation contre ce traité.

L'entrée en vigueur du CETA, l'accord de commerce et d'investissement entre l'UE et le Canada, entraînerait des conséquences désastreuses et irréversibles sur la santé, l'agriculture, l'emploi, le climat, l'environnement et les services publics. Les mécanismes de coopération réglementaire et de règlement des différends investisseur-État menacent profondément notre démocratie, en France et en Europe, déjà fragile. C'est pourquoi, loin de toute forme de repli sur soi [1], des pans entiers de la société civile dénoncent depuis des mois les dangers du CETA (associations, syndicats et syndicats agricoles, parlementaires de différents bords politiques, etc). En décembre, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme, autorité administrative indépendante, a également émis de fortes inquiétudes [2]. Même la légalité de cet accord est contestée [3].

Une semaine avant son élection, Emmanuel Macron, qui a toujours défendu le CETA lorsqu'il travaillait auprès de François Hollande ou comme ministre de l'Economie, a dit qu'il entendait désormais les « doutes » et les « incertitudes » et qu'il commanderait à une commission d'experts un rapport sur les « conséquences environnementales, sur la santé, de cet accord » et qu'il s'engageait à revenir vers la Commission européenne et les États membres pour, le cas échéant, « faire modifier ce texte » en fonction des conclusions de cette commission. Le Collectif Stop TAFTA et CETA, qui travaille depuis des années à décrypter ces accords et à mobiliser face à leurs dangers, insiste sur l'urgence : 90% du texte du CETA va entrer en vigueur dès cet été [4], et le texte n'est plus amendable : un État membre ne peut que le rejeter intégralement, ce que nous demandons. Une consultation sur la ratification impliquant réellement les citoyen-ne-s est un impératif démocratique.

Afin de faire barrage à la ratification par la France de ce traité toxique, le collectif Stop TAFTA et CETA lance de nouveaux outils de mobilisation :
- il appelle les citoyen-ne-s et les organisations locales ou nationales à s'engager contre le CETA en signant l'initiative « Stop CETA » sur www.stop-ceta.fr
- il invite à interpeller les candidat.e.s aux élections législatives pour qu'ils et elles se positionnent sur www.legislatives-ceta.fr, afin d'éclairer le choix des électeurs et de mobiliser la future Assemblée nationale sur le sujet.

Alors que la Commission européenne négocie actuellement d'autres accords de libre-échange présentant le même type de menaces (avec le Japon, le Mexique, le Vietnam, les pays du Mercosur, etc.) et que les discussions avec les États-Unis sur le TAFTA pourraient reprendre prochainement, le nouveau Président et les futur-e-s député-e-s devront, s'ils ou elles veulent endiguer la défiance vis à vis des institutions européennes, mettre enfin un terme à cette politique commerciale qui place l'intérêt des multinationales au-dessus de l'intérêt général.

[1] Conscient des risques croissants d'instrumentalisation par l'extrême droite du rejet populaire et légitime du CETA, le collectif Stop TAFTA et CETA a publié dès juin 2015 un texte de clarification : http://bit.ly/2qHHsHk. Loin de toute tentative de repli sur soi, le collectif et ses membres visent à alerter sur les menaces antidémocratiques que représentent des accords tels que le TAFTA et le CETA.

[2] Voir le communiqué accompagnant la publication de l'avis de la CNCDH ,« Ne sacrifions pas les droits de l'homme aux intérêts commerciaux – L'exemple du CETA », 16 décembre 2016, http://www.cncdh.fr/node/1519

[3] Le Conseil constitutionnel a été saisi en France pour vérifier la compatibilité du CETA avec la Constitution (voir ici : http://bit.ly/2l6JoWM). Nous réclamons par ailleurs que la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) soit également saisie, car la compatibilité du CETA avec les Traités européens est contestée.

[4] L'application provisoire de 90% du texte est prévue pour le 1er juin ou le 1er juillet, avant que les Parlements nationaux soient consultés. L'accord n'entrera en vigueur complètement qu'après la ratification nationale des 28 États membres européens (ou 27 si le Royaume Uni a déjà quitté pleinement l'UE d'ici là).


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Le Printemps de l’Éducation sera présent, aux côtés de Vers Le Haut, think tank dédié aux jeunes, aux familles et à l’éducation, à une rencontre avec les équipes Éducation des candidats à la présidentielle.

C’est ce mardi 4 avril  de 17h30 à 19h30,  Siège de Bayard – 18 rue Barbès à Montrouge

Au programme

Présentation de l’appel en faveur d’Etats Généraux de l’Education

Marc Vannesson, délégué général de VERS LE HAUT, think tank dédié aux jeunes, aux familles et à l’éducation, présente la démarche.

Des États Généraux de l’Education : Pourquoi ? Comment ?

Des acteurs de l’éducation nous expliquent pourquoi ils soutiennent cette démarche :

Alexia Rebeyrolle, présidente du Syndicat Général des Lycéens (SGL)
André Altmeyer, directeur général adjoint d’Apprentis d’Auteuil
Marie-Andrée Blanc, présidente de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF)

Raphaël Lorenzini, responsable développement d’Entreprendre pour Apprendre (EPA)
Sihem Boukada, responsable Ile-de-France de l’Institut Télémaque

18h30 : Fillon, Hamon, Macron, Mélenchon et les autres : Qu’en pensent-ils ?

Les représentants Education des candidats font le point sur leurs propositions :

Alexis Villepelet, directeur de projet pour la campagne de Nicolas Dupont-Aignan

Annie Genevard, députée LR, en charge du projet Education pour François Fillon

Aurélien Saintoul, rapporteur du livret programmatique sur l’Education de la France Insoumise pour Jean-Luc Mélenchon

François de Rugy, président du Parti Ecologiste, soutien d’Emmanuel Macron

Odile Mojon, représentante pour les questions d’éducation pour la campagne présidentielle de Jacques Cheminade

10 min par candidat.

19h30 : Conclusion

Plus d’infos …

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Vous êtes tous chaleureusement invités pour une grande journée jeudi 30 mars à Paris et à nous aider pour qu’elle soit un succès ! 

Changer le monde, c’est possible, nous raconte Claude Alphandéry, ancien résistant dans un formidable témoignage plein d’espoir :

Vous êtes conviés  à l’audition de candidats à la Présidentielle sur le thème “Les candidats à la hauteur de l’Histoire et des enjeux du XXIe siècle ?”

9h : Accueil des citoyens, journalistes autour d’un café

9h30 : Mot d’accueil et discours sur l’héritage du CNR et du programme Les Jours Heureux par Claude Alphandéry

9h45 : Slam Nuit debout/Jours heureux par Fanny Charasse

10h : Audition de Mr Mélenchon (ou un représentant)

11h : Audition de Mr Jadot (représente Mr Hamon, mais peut-être Mr Hamon sera aussi présent)

12h : Audition de Mme Lepage (représente Mr Macron)

14h : Audition de Adrien Riondet, directeur de campagne de Mr Asselineau

Pour les autres candidats, nous sommes en attente de réponses de réponse. Vous trouverez sur le site toutes les nouvelles informations http://les-jours-heureux.fr/

De nombreuses organisations se mobilisent pour cette audition et questionneront les candidats dont Pas Sans Nous, Nuit Debout Paris République, End ecocide On Earth, Robin des Toits, Collectif Roosevelt, Pouvoir Citoyen en Marche, Labo ESS, Bloom, négaWatt, Mouvement Utopia, Printemps éducation. Il y aura un temps d’échanges entre les candidats et les citoyens présents.

Lien de l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/1863587410596174/

Inscription pour la journéehttps://goo.gl/forms/NwyGmEGDeRhYg33J3

LIEU : L’AGECA est au 177 rue de Charonne 75011 Paris (métro Alexandre Dumas ou Philippe Auguste ligne 2) http://www.ageca.org/

19h place de la République : Rassemblement organisé pour célébrer l’héritage du Conseil National de la Résistance, dire que nous voulons vivre des jours heureux et fêter les un an de Nuit debout. Il y aura les prises de parole notamment de Claude Alphandéry et Marie-Monique Robin. 

Plus d’infos …

Et voici en musique notre visite au QG de Benoit Hamon et un entretien avec son porte parole Jérôme Guedj :

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